Si vous planifiez votre prochain voyage et que le Chili ne figure pas encore sur votre liste, cet article est pour vous.
Nous savons que depuis la France, le Chili peut sembler lointain, inconnu ou même déroutant (attention : cela n’a rien à voir avec le chili con carne). Mais derrière ce nom se cache l’un des pays les plus diversifiés et surprenants de la planète.
Pourquoi le Chili s’appelle-t-il Chili ? (et non, ce n’est pas à cause du piment)

C’est la première confusion à éclaircir. En français, « Chili » sonne comme le chili con carne ou le groupe Red Hot Chili Peppers, mais le nom de notre pays n’a aucun lien avec la gastronomie épicée.
Son origine est bien plus ancienne et mystérieuse. L’une des théories les plus acceptées dit qu’il vient de « chili » ou « tchili », un mot utilisé par les peuples autochtones du nord pour désigner « là où la terre se termine ». Une autre version, défendue par des chroniqueurs jésuites du XVIIIe siècle, soutient que le nom imite le chant du trile, un oiseau local dont le cri ressemble à « chile, chile ».
Un seul pays, tous les climats

C’est ce qui surprend le plus ceux qui visitent le Chili pour la première fois : au cours d’un même voyage, on peut marcher dans le désert le plus aride du monde (Atacama), skier dans la cordillère des Andes, parcourir des vignobles dans des vallées tempérées et atteindre les glaciers de la Patagonie.
Peu de pays au monde offrent une telle variété de paysages et de climats au sein d’un seul territoire, sans avoir besoin de traverser des frontières.
Est-il sûr de voyager au Chili ?

C’est une question légitime et nous préférons y répondre directement. Le Chili est l’un des pays les plus visités d’Amérique du Sud par les touristes européens, et comme dans toute destination, les mêmes précautions de base que dans une grande ville (surveiller vos affaires, éviter les zones peu éclairées la nuit, vous informer sur le lieu que vous visitez) s’appliquent également à Santiago, Valparaíso ou dans toute ville chilienne.
En dehors des zones urbaines, dans la nature, dans les villages du sud ou dans le désert, l’expérience est généralement paisible et très hospitalière.
Le cépage né en France qui se cache dans les vignobles chiliens

C’est, peut-être, la raison que le moins de Français connaissent : l’un des cépages les plus importants du Chili, le Carmenère, est originaire de Bordeaux. À la fin du XIXe siècle, le phylloxéra a dévasté les vignobles européens et cette variété fut considérée comme éteinte en France.
Pendant plus d’un siècle, le Carmenère a été cultivé au Chili sous la fausse conception qu’il s’agissait de Merlot, jusqu’à ce que dans les années 90, un ampélologue français, Jean-Michel Boursiquot, confirme qu’il s’agissait en réalité du cépage que la France avait perdu. Aujourd’hui, ce cépage « perdu » est la marque de fabrique du vin chilien, cultivé dans des vallées aux conditions uniques grâce à l’isolement naturel du pays.
Plus proche que vous ne le pensez

Oui, le Chili est à l’autre bout du monde, mais cela fait aussi partie de son charme : c’est une véritable évasion, pas une destination de week-end saturée de touristes. Avec une escale, on peut arriver de Paris directement au cœur de l’Amérique du Sud. L’éloignement n’est pas un obstacle, c’est ce qui rend l’expérience authentique.
Le nombre de jours dont vous aurez besoin pour parcourir notre pays dépend du nombre de destinations que vous souhaitez visiter. Bien que sur la carte il semble étroit, le pays s’étend sur plus de 4 300 kilomètres du nord au sud. Une distance similaire à un voyage entre Lisbonne et Moscou !
Vous devez être particulièrement vigilant si vous vous rendez à Rapa Nui, car l’île a des exigences d’entrée spéciales. N’oubliez pas que vous pouvez voyager de Santiago à ce paradis connu sous le nom de « nombril du monde » !